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EDHEC : Des étudiants s’investissent dans un projet humanitaire à Madagascar
Les Cigognes de Mada s’envolent à Analaroa
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Ava Djamshidi, 17 février 2006
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« C’est une expérience inoubliable », raconte Mia Radilofe, fondatrice de l’association Les Cigognes de Mada. Lors de ses études à l’Ecole des hautes études commerciales du Nord (Edhec), cette jeune femme originaire de Madagascar a fondé, avec un étudiant de sa promotion, une association humanitaire qui œuvre pour le développement d’un village de son pays, Analaroa. Depuis sa création en 2000, « les cigognes » y ont déjà construit une maternité. Elles ont aussi installé des panneaux solaires et un château d’eau pour permettre au village d’être alimenté en eau potable et en électricité. Vêtements, médicaments et matériel scolaire y ont été acheminés. Chaque année, dans le cadre de leur module « projet entreprendre », des étudiants en deuxième année de l’Edhec s’investissent dans ce projet et se fixent de nouveaux objectifs. Prochaine étape : la construction d’un foyer culturel, soit deux salles de cours et une bibliothèque. Sept étudiants sont actuellement en charge du suivi du projet et travaillent à la collecte de fonds. Le départ pour Madagascar est prévu en juin.
Retournée à Madagascar à la fin de ses études, Mia Radilofe participe encore ponctuellement avec les étudiants de l’Edhec au développement de la mission. « Cette expérience a été très enrichissante aussi bien pour nous que pour les habitants. Cela a été l'occasion de découvrir la vie dans une campagne malgache où les mots électricité et eau chaude semblent bien loin », résume-t-elle. Les étudiants ont en effet vécu avec les habitants d’Analaroa le temps de leur mission. Sur place, ils ont pris part à la réalisation des travaux : gestion des approvisionnements, peinture, badigeonnage des murs à la chaux, damage des sols…« En vivant si loin du confort moderne, on réapprend les valeurs fondamentales de la vie : le partage même si l’on n’a pas grand-chose, un sourire, un café, un bol de riz », ajoute Mia Radilofe, considérant qu’ils sont sortis grandis de l’expérience, tout en ayant contribué au développement du village.
Se destinant à des « carrières moins humanitaires », plus commerciales, selon Mia, les élèves de l’Edhec profitent de leurs deux mois de vacances pour mettre en œuvre de tels projets. « Nous appréhendions le retour à la société de consommation et le stress qu’elle véhicule », se souvient-elle. C’est l’expérience que s’apprêtent à vivre les sept nouvelles cigognes d’Analaroa. Si elles parviennent à lever les fonds nécessaires à une telle entreprise…
www.cigognesdemada.org
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