DOSSIER :
JEUNE TALENT Anne-Cécile Juillet de L'EJT
«Une petite bête qui monte !»
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A. G. , 22 novembre 2004
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Anne-Cécile Juillet n'est déjà presque plus étudiante à l'Ecole de journalisme de Toulouse (EJT). Après deux ans de formation, elle entame en effet sa troisième année essentiellement consacrée à la réalisation d'un stage et à la rédaction d'un mémoire. Au final : seulement un mois et demi de présence à l'école. Pourtant, Anne-Cécile est loin de partir comme une voleuse... Au contraire, elle laisse derrière elle un prix attribué par la fondation Varenne au journal de l'école : Trajectoires. Certes, Anne-Cécile n'est pas la seule à avoir participé à la rédaction de l'hebdo, mais elle se réjouit de cette récompense : «En général, recevoir un prix est toujours plaisant, flatteur. Surtout que nous travaillons en collaboration avec les premières et secondes années. Nous fonctionnons vraiment comme une mini-rédaction.»
A 24 ans, Anne-Cécile termine donc sa formation en beauté. Charge à elle désormais de se démarquer une fois plongée dans le grand bain. Car intégrer le marché du travail n'est pas toujours des plus aisés pour un jeune journaliste. Beaucoup d'appelés et peu d'élus : la précarité est l'une des grandes caractéristiques du métier. Mais Anne-Cécile reste confiante et espère tirer son épingle du jeu comme elle l'avait fait lors du concours d'entrée de l'EJT.
C'est en 2002 qu'Anne-Cécile tente d'intégrer l'école toulousaine. Avec déjà quatre ans d'études derrière elle, l'apprentie journaliste a des cordes à son arc. Une hypokhâgne, deux khâgnes et une maîtrise d'histoire, rien de tel pour affronter l'épreuve de culture G. Pour le reste ? Beaucoup de motivation et un soupçon d'originalité. «Lors de l'entretien, le jury m'a demandé pourquoi je voulais être journaliste. Je leur ai répondu que je voulais transformer mon plus grand défaut – la curiosité – en plus grande qualité et cela leur a plu, raconte Anne-Cécile. Ils cherchent vraiment des profils, des gens qui ont de la personnalité.»
De la personnalité, Anne-Cécile n'en manque pas. Selon elle, le prix décerné à Trajectoires n'a rien d'une évidence : «C'est vrai que le fait que nous soyons étudiants en école de journalisme a pu nous aider. Mais quand on voit la qualité des autres journaux récompensés, la compétition n'était pas gagnée.» Quoi qu'il en soit, ce prix est une bonne surprise pour l'EJT, qui n'a été reconnue par la convention collective des journalistes que récemment (en décembre 2001). Comme l'explique Anne-Cécile, il s'agit d'une toute jeune école qui n'a pas encore la culture du concours... Et pourtant, pour sa première candidature au prix des journaux des grandes écoles et universités, c'est elle qui a décroché le gros lot. «On est une petite bête qui monte !», résume avec humour Anne-Cécile.
Tous les numéros de Trajectoires en ligne sur www.ejt.fr.
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