DOSSIER :
PAROLES D'ETUDIANTS
Croyez-vous au pire Noël ?
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T. B., 08 décembre 2004
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Douce nuit... Belle nuit... Certes, mais Noël peut aussi tourner au vinaigre. Avant de passer à table autour d'une dinde trop cuite, de faire semblant d'être ravi en découvrant un cadeau horrible et de se forcer à rire aux histoires graveleuses d'un grand-oncle sénile, voici quelques récits qui réchauffent le coeur. La preuve que tout le monde a connu des Noëls foireux...
Maxime, 24 ans, Paris. «Je ne sais plus quel âge j'avais... Peut-être six ou sept ans. C'était le jour de Noël, j'étais avec ma grand-mère et ma nounou, avant que le reste de la famille n'arrive. Nous avions acheté des espèces de tiges qui font plein d'étincelles pour remplacer les bougies que l'on mettait tous les ans dans le sapin. Nous avons voulu les essayer à l'avance pour voir ce que cela donnait. Nous en avons allumé quelques-unes et, en deux secondes, le sapin a pris feu ! C'était la panique totale parce qu'il était, en plus, collé aux rideaux du salon... Nous avons réussi à l'éteindre avec des seaux d'eau mais le sapin avait vraiment une sale tête et la maison a senti le cramé toute la soirée.»
Géraldine, 22 ans, Hyères. «J'adore les Noëls en famille : c'est sympa et cela donne l'occasion de se retrouver tous ensemble, ce qui n'arrive pas souvent chez moi. L'année dernière, mes grands-parents ont cru bon, pour faire plaisir aux plus jeunes de leurs petits-enfants, de «louer» un père Noël. On a dû se taper un type lourd et mal déguisé toute la soirée. Il n'arrêtait pas de faire des blagues nulles et attirait toute l'attention sur lui.»
Simon, 24 ans, Paris. «Pour Noël, que nous allions passer chez mes grands-parents, il était convenu que mes parents apportent des petits-fours sucrés. Mon père avait passé une commande chez un bon pâtissier. Il m'a envoyé les chercher avec un chèque sur lequel il n'avait pas porté de montant. J'ai payé près de 200 €, sans vraiment réaliser ce que ce prix pouvait représenter en quantité de petits-fours. C'est en ayant du mal à porter les sacs sur le chemin du retour que j'ai commencé à me poser des questions. Le poids m'étonnait, surtout que nous n'étions qu'une douzaine pour ce déjeuner. En me voyant arriver ainsi chargé à la maison, mes parents ont vérifié ce qui se trouvait dans les sacs : à la place de la cinquantaine de petits-fours qu'ils avaient commandés, il y avait cinquante tartelettes pour deux personnes ! Ils étaient furieux quand je leur ai dit le prix et toute ma famille a mangé des tartelettes jusqu'au nouvel an !»
Marine, 19 ans, Boulogne. «J'étais petite et je croyais encore au père Noël. Mes parents s'étaient toujours levés très tôt le 25 décembre au matin pour nous faire la surprise des cadeaux posés sous le sapin, comme par magie... Mais, cette année-là, ils avaient dû trop faire la fête la veille et quand nous nous sommes précipités, avec mon frère, pour voir ce qu'il y avait sous le sapin, nous avons été bien déçus de ne rien trouver. Quand nous avons vu nos parents se lever avec des paquets dans les mains une heure plus tard, l'un reprochant à l'autre de ne pas avoir mis le réveil, on a vite compris que le père Noël c'était eux...»
Edouard, 24 ans, Besançon. «Je devais avoir huit ou neuf ans et ma grand-mère avait commandé tout le dîner du réveillon chez un traiteur. A 19 heures, rien n'était arrivé et le traiteur était injoignable. Nous nous sommes alors décidés à partir acheter quelque chose en urgence. Nous nous sommes retrouvés presque seuls dans un hypermarché de banlieue qui était en train de fermer. Dans les rayons presque vides, nous avons finalement trouvé un poulet qui restait. Mais je n'ai même pas eu l'occasion d'en manger. Nous n'étions pas encore arrivés à la caisse que je commençais à vomir : j'avais un début de gastro et mes parents ont dû rentrer avec moi. Le reste de ma famille s'est partagé le poulet. C'était vraiment mon Noël le plus foireux !»
Marie, 21 ans, Paris. «Ce n'est pas une grosse affaire mais, sur le coup, j'étais vraiment dégoûtée. En classe de 6e, en cours d'allemand, nous devions célébrer la Saint-Nicolas, grosso modo la version allemande de Noël. Chacun des élèves devait préparer un cadeau qui serait offert au hasard à un autre. Je m'étais «cassée» à faire une supercrèche en pâte à sel sur laquelle j'avais passé, avec ma mère, plusieurs week-ends. Arrive le jour de la fête, tous les cadeaux étaient rassemblés puis attribués par tirage au sort. En échange de ma crèche, je me suis retrouvée avec une poupée horrible qu'un gamin avait faite en trente secondes avec deux cuillers en bois ! J'en ai pleuré !»
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