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Nicolas Cage en vendeur d'armes un peu spécial.
Crédit photo : DR.
 

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Cinéma
Un film d’Andrew Nicol 
Lord of War

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Céline Fontana, 06 janvier 2006
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Sur le papier Lord of War est l’un des films les plus excitants de cette fin d’année. Au scénario et derrière la caméra, on trouve en effet Andrew Nicol, auteur et réalisateur de l’excellent Bienvenue à Gattaca et auteur du non moins excellent Truman Show de Peter Weir avec Jim Carrey.

Côté casting, Nicolas Cage, qu’on ne présente plus même si on a forcément envie d’évoquer sa prestigieuse filmo, de Birdy à A tombeau ouvert en passant par Volte face et Sailor et Lula ; Ethan Hawke, déjà à l’affiche de Bienvenue à Gattaca ; et Jared Leto, dont on n’a pas oublié les grands yeux bleus dans Requiem for a dream ou en petit ami d’Alexandre dans le film d’ Oliver Stone. Le thème, bien sûr, est aussi alléchant : l’ascension et la chute d’un trafiquant d’armes. Le film démarre d’ailleurs très fort en entrant directement dans le vif du sujet. La caméra suit la vie d’une balle, de sa fabrication à son utilisation. C’est original, brillant, soutenu par une BO nickel. On fait alors la connaissance de Yuri Orlov (Nicolas Cage), émigré ukrainien à New York. Très vite, au contact de la mafia de Little Odessa, il réalise que les humains ont deux besoins essentiels, la nourriture et les armes. Le second lui apparaissant logiquement comme beaucoup plus lucratif, il choisit cette voie et y entraîne son petit frère (Jared Leto). La voix off du « héros » sert de fil conducteur au film, à la manière des Affranchis. On suit notre homme, de l’ancien bloc de l’Est, où la fin de la guerre froide a remis sur en circulation des millions de kalashnikov, au Libéria où Yuri Orlov revend sa marchandise aux chefs de guerre. Le principal intérêt du film réside dans la personnalité de Yuri : un brave gars au fond, qui aime sa femme, empêche son fils de jouer avec un pistolet en plastique, et pâlit face à un cadavre. Sa réflexion est simple : si ce n’est pas lui, un autre en profitera… Lord of War informe, soulève des ambigüités, et ne livre pas pour autant une morale manichéenne. Lord of War est un bon film, un très bon film même, mais pas un grand film. Lui manque peut être un soupçon d’ampleur, de gravité. La voix off, omniprésente, lasse. Et, si les choix musicaux sont efficaces et d’un goût sûr, ils semblent souvent trop évidents : Cocaïne de Clapton sur un mec qui sniffe… Mais ne vous arrêtez pas à ces réserves, plutôt aux louanges qui les précèdent !

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