Vous êtes ici : Formation - Bon à savoir
Rechercher :
Accueil FIGARO Etudiant
 
Thomas Lilti : «Pour moi, le cinéma est vital.»
Crédit photo : (DR.)
 

Réagir dans le Forum

- Vous êtes en accord avec ce texte ou en profond désaccord. Faites entendre votre voix

..........................

A voir également

- www.fondation-gan.com

..........................

Bon à savoir
JEUNE TALENT Thomas Lilti, réalisateur, lauréat de la Fondation Gan
Filmer sur ordonnance

...................................................
Aude Walker , 23 mars 2005
...................................................

«Pour moi, le cinéma est vital. C'est une véritable nécessité», affirme d'emblée Thomas Lilti. Mais, chez lui, cette vision n'est pas tout à fait un hasard. A 28 ans, Thomas fait des films et pratique la médecine générale. Pas question pour autant de parler de double vie. Le docteur et le réalisateur sont inséparables. «Depuis mon plus jeune âge, je me vois réalisateur. Après le bac, je me suis inscrit en médecine pour rassurer mes parents et être tranquille. Petit à petit, les deux activités sont devenues indissociables et nécessaires à mon équilibre. Bizarrement, aujourd'hui je me dis que sans la médecine je n'aurais jamais réussi dans le cinéma. Mes études m'ont nourri. J'en ai tiré une réelle capacité de travail et d'endurance. Et, s'il y a un domaine où la persévérance est essentielle, c'est bien le cinéma», explique-t-il.

Son amour pour le septième art ne date pas d'hier. A 13 ans, découvrant Charlie Chaplin, il développe une cinéphilie aiguë et incurable. «Je me suis totalement identifié. J'ai pris conscience que transmettre des émotions n'était pas obligatoirement synonyme de gros moyens. Tout devenait possible», dit-il. A partir de ce moment, sa petite caméra super 8 ne le quitte plus. Il réalise pléthore de films amateurs avec des amis et s'abreuve d'oeuvres de Truffaut, Pialat, Eastwood. Petit à petit, les films «inregardables» de son adolescence deviennent très défendables. Il participe alors à de nombreux festivals étudiants amateurs.

Au fil des années, les réalisations de Thomas se professionnalisent et rencontrent un certain succès. Entre deux cours de biologie cellulaire et trois dissections, il trouve le temps de réaliser trois courts-métrages et rafle de nombreux prix. «C'était difficile, mais, lorsqu'on est passionné, on trouve du temps même là où il n'y en a pas», affirme-t-il. Un travail de titan récompensé puisque son premier court-métrage est diffusé sur France 3 et immédiatement repéré par le producteur Alain Benguigui (Sombrero Production).

Ensuite, tout va très vite. «Je n'ai pas connu trop de difficultés. J'ai eu de la chance car tous les projets auxquels je tenais ont été menés à bien. Mais, comme tout réalisateur qui se respecte, je suis perpétuellement confronté à l'attente des décisions et des financements», déclare-t-il. Cependant, il en faut plus pour que Thomas baisse les bras. Il s'attelle à l'écriture de son premier long-métrage, Les Yeux bandés : «Je veux sortir du microcosme du court et aller à la rencontre du public. C'est pour cette raison que j'ai voulu faire des films : pour toucher les gens.»

Lauréat 2004 de la Fondation Gan, Thomas est en pleine préparation du tournage qui aura lieu à l'automne 2004. De quoi faire quelques infidélités à son cabinet médical. C'est bien mal connaître le jeune homme. «A mon âge, neuf ans d'études représentent un tiers de ma vie. Mine de rien, ça marque. Si je dois arrêter de pratiquer mon métier de médecin, il y aura un vrai deuil à faire. Même si ça ne me passionne pas vraiment, je n'ai pas envie de perdre cela. Je suis encore médecin», assure-t-il. Thomas a trouvé un biais pour que ses deux amours se croisent. Il anime, depuis peu, une rubrique médicale dans l'émission de France 5, Les Maternelles. On ne se refait pas.

La Fondation Gan

Créée en 1987, la Fondation Gan est devenue l'un des plus importants mécènes du cinéma français en soutenant plus de 90 longs-métrages vus par 24 millions de spectateurs. Grâce à ses financements, le public a pu découvrir des cinéastes aussi divers que Manuel Poirier, Jeanne Labrune, Gaël Morel ou Christophe Honoré. En 2004, six scénarios ont été primés : Journal TV de Mathieu Gérault, La Moustache d'Emmanuel Carrère, Je viendrai seul de Mia Hansen-Löve, Les Fragments d'Antonin de Gabriel Le Bomin, Les Yeux bandés de Thomas Lilti. Un prix spécial a été remis à Persepolis de Marjane Satrapi. C'est la première fois qu'un dessin animé reçoit cette aide. L'action de la fondation ne se limite pas à sélectionner des films pour les aider à être produits dans de bonnes conditions. Elle aide aussi à la restauration de longs-métrages (Les 400 Coups, Jour de fête, Play Time et, en 2005, Mon oncle).

www.fondation-gan.com

Réagir dans le Forum

- Vous êtes en accord avec ce texte ou en profond désaccord. Faites entendre votre voix

..........................

Liens Sponsorisés