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Bon à savoir
PRATIQUE Une compétence en plus : l'Allemand
Sprechen Sie Deutsch ?

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Maïté Salignan, 24 novembre 2005
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Difficile de soutenir une conversation en allemand lorsqu’on n’en a pas fait depuis le lycée. Très risqué d’inscrire « allemand niveau bac » sur son CV quand on ne se rappelle même plus comment dire « hier », « comment ça va ? » ou « combien ça coûte ? » ! Surtout lorsqu’un entretien en langue étrangère se profile pour décrocher un stage ou un premier job. Car, ne l’oublions pas, l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la France. Alors, que faire quand on ne s’est pas inscrit à l’option « allemand » au début de l’année ou quand votre établissement n’en propose pas ? Voici quelques pistes à explorer.

1. Votre établissement
Cela peut paraître évident, mais votre école propose sûrement des cours d’allemand. Si vous avez raté le coche de l’inscription, il est peut-être encore possible de négocier votre intégration au cours avec le professeur. Ou de lui demander vers quoi se tourner si ce n’est pas possible.
A l’université, poursuivre l’apprentissage de sa deuxième langue n’est souvent pas prévu dans le cursus. Si vous avez besoin de travailler votre oral, le plus simple est de mettre une petite annonce là où les étudiants Erasmus sont susceptibles de la voir. Rien de plus économique que d’échanger des cours de conversation.

2. Le Goethe-Institut
Le Goethe-Institut est l’institut culturel de la République fédérale d’Allemagne, présent dans le monde entier. En France, il en existe six : à Bordeaux, à Lille, à Lyon, à Nancy, à Paris et à Toulouse. Il propose des cours d’allemand en groupe, en petit groupe ou en individuel, pour tous les niveaux et toutes les demandes. « Nous évaluons le niveau et l’exigence des étudiants et nous proposons la méthode, le matériel pédagogique approprié, explique Hans Ludwig Bauer, directeur de la coopération pour l’allemand au Goethe-Institut. La méthode est différente si l’étudiant a seulement besoin de lire en allemand ou s’il veut communiquer ». Les coûts dépendent de la durée requise pour arriver à l’objectif prévu. Sachant qu’un parfait débutant doit compter 360 leçons pour bien parler !
Le Goethe-Institut propose, en plus des cours de langue généraux, des cours de préparation aux examens, des cours spécialisés (allemand des affaires, expression écrite, phonétique etc.), ou des cours à distance (littérature, actualité, histoire et politique, compréhension écrite, grammaire, expression orale, cours de traduction etc.). Ces derniers sont organisés par le siège en Allemagne. L’apprenant est en contact avec son tuteur par e-mail.
Les cours coûtent entre 250 et 450 euros par semestre. L’Institut propose aussi des certificats d’aptitudes, du « Start Deutsch » au « Grosses Deutsches Sprachdiplom », qui pourront donner, si besoin, une preuve de votre niveau.
Rens. www.goethe.de/ins/fr/frindex.htm

3. L’Ofaj
L’Office franco-allemand pour la jeunesse offre des bourses pour prendre des cours d’allemand pendant quatre semaines en Allemagne. Ces bourses s’adressent à des jeunes résidant en France de façon permanente, âgés de 18 à 30 ans (la limite d’âge ne s’applique pas aux responsables d’associations de jeunesse) et qui possèdent des connaissances au moins rudimentaires de la langue allemande. Mieux, en plus d’accorder une bourse de 900 euros, l’Ofaj prend en charge les frais de voyage ! Les candidatures doivent être adressées à l’organisme au moins deux mois avant le départ. Et un rapport de stage est demandé après la fin du séjour…

L’Ofaj ne délaisse pas pour autant ceux qui préfèrent mettre à profit un séjour en Allemagne pour découvrir le monde de l’entreprise. Les étudiants de 18 à 30 ans peuvent partir effectuer un stage dans une entreprise allemande pendant un à deux mois. Bien sûr, le niveau d’allemand devra être suffisamment bon pour communiquer avec l’entourage professionnel. Mais ce programme reste un bon moyen d’approcher le monde du travail en Allemagne et de mettre en pratique le vocabulaire de l’entreprise et de la vie en entreprise. L’Ofaj accorde une bourse de 300 euros pour un stage d’un mois, de 450 euros pour six-sept semaines et de 600 euros pour huit semaines, plus une indemnité forfaitaire pour les frais de voyage. En revanche, c’est à vous de trouver votre entreprise d’accueil.
Rens. 01.40.78.18.18 ou www.ofaj.org

4. Le Cned
Votre campus est très loin du centre ville ? Vous êtes plus productif la nuit ? Le Cned, le Centre national d’enseignement à distance, peut envoyer chez vous cours, cassettes et/ou cédé audio et devoirs corrigés. Le tutorat se fait par téléphone ou e-mail. Qu’il s’agisse de s’initier à l’allemand, de remettre à jour des connaissances, de les approfondir ou même d’enrichir votre culture personnelle, le Cned propose des formations adaptées. Elles se déclinent en plusieurs volets dont « Formations générales de communication usuelle » (compréhension écrite et orale, grammaire) et « Formations d’entraînements aux certifications » du Cned. Certaines formations peuvent être suivies « en autonomie » ou « accompagnée ». Les inscriptions à l’un des six niveaux ont lieu toute l’année et durent dix mois à compter de la date d’inscription. Les formations coûtent entre 175 et 230 euros.
Rens. 05.49.49.04.04 ou www.cned.fr

L'AVIS D'UN RECRUTEUR
Nathalie Evrard-Steinberg, consultante chez Mercuri Urval. « Un jeune diplômé qui parle allemand, c’est une denrée rare. Il y a de moins en moins d’élèves qui l’apprennent à l’école. Nous retrouvons à la fin de la chaîne ce qu’il y avait au début... L’allemand est uniquement parlé en Allemagne et dans le bloc de l’Est. Comme ce n’est pas une région vraiment forte économiquement, les parents préfèrent diriger leurs enfants sur l’espagnol. Ce qui fait qu’aujourd’hui, recruter quelqu’un qui parle allemand est une vraie difficulté. Sans compter qu’il est très rare que les employeurs aient peu d’exigences de niveau en allemand. Il faut pouvoir se débrouiller en réunion.
Parler allemand est un atout. Cela peut tout à fait être déterminant sur certains postes. Mais c’est aussi le cas pour toutes les langues rares comme le chinois, le russe ou le japonais. Tout ce qui n’est pas anglais et espagnol, en fait ».

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