Jeunes Talents
Parcours : paroles de jeunes diplômés
Une insertion professionnelle rapide
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Propos recueillis par Florent Maillet, 15 février 2007
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Le profil bac + 2 a la cote dans beaucoup de secteurs. Grâce
notamment à leur expérience professionnelle, les jeunes diplômés décrochent souvent leur premier emploi en quelques
mois, parfois dans l’entreprise où ils ont effectué leur stage. Si l’accession directe à des postes à responsabilités
est peu courante, ces jeunes y ont néanmoins accès à terme, par le biais des formations internes, de leurs compétences
et leur motivation.
FREDY PIERRE, 25 ans, DUT génie industriel et maintenance (2004), technicien de maintenance sur site à SodexhoAltys. « J’ai choisi de m’orienter vers une
formation courte, mais qui permet de continuer ses études.
L’IUT de Génie industriel et maintenance conciliait ces deux aspects, essentiels à mes yeux. La variété et la
qualité des matières enseignées, comme l’électrotechnique,
la mécanique, l’hydraulique, etc., offrait un éventail assez large de passerelles vers des licences professionnelles ou des licences plus traditionnelles si je
souhaitais continuer ainsi que de nombreux débouchés
professionnels. J’ai obtenu mon diplôme en 2004. J’avais goûté au monde du travail grâce à dix semaines de stages réalisées dans un hôtel quatre étoiles de Paris, où j’étais
chargé de la maintenance du site Web. Le travail était
très intéressant car ma fonction était transversale : je
m’occupais aussi bien de gestion, en me chargeant des bons de commandes et de la liaison avec les fournisseurs, que de la mise en place pratique des solutions.
Cela m’a incité à rechercher un emploi dès ma sortie
d’école. Beaucoup de mes camarades sont restés en CDI dans l’entreprise où ils avaient fait leur stage. Pour ma part, j’ai préféré une expérience dans un autre domaine. J’ai décroché une première mission de quelques semaines à
SodexhoAltys. L’expérience s’étant bien déroulée, j’ai
obtenu mon CDI dans la foulée et j’occupe actuellement
le poste de technicien de maintenance sur site, à Paris. Mon DUT est reconnu par les employeurs, qui n’hésitent
pas à vous donner votre chance. De plus, il m’ouvre de réelles perspectives d’évolution : je peux envisager d’occuper à terme des postes à responsabilités, comme responsable adjoint de site ou responsable de site. Ce
sont des emplois que vous pouvez viser directement avec un bac + 3, 4 ou 5, mais il est rare que les entreprises
embauchent directement des jeunes diplômés sans expérience et qui ne connaissent pas l’entreprise. Lorsque vous êtes
présent en interne et que vous faites vos preuves, il
est tout à fait possible d’y arriver. Au final, le niveau
bac + 2 est donc un atout, surtout si l’on effectue des
stages formateurs et intéressants. Pour ma part, je
ne regrette pas de ne pas avoir poursuivi mes études en licence : j’ai la chance d’être dans une entreprise qui propose des offres de formation à ceux qui le souhaitent.»
ALICE BERDIN, 22 ans, BTS assistante de direction en alternance (2005), assistante secrétaire de direction de l’hôtel Martinez. « En 2003, j’ai choisi le BTS Assistante de direction pour deux raisons : je souhaitais
effectuer des études courtes et le métier m’intéressait.
J’avais au préalable défini mon projet professionnel : je voulais travailler dans l’hôtellerie, si possible dans une entreprise réputée. J’ai choisi un cursus en alternance et j’ai eu la chance d’effectuer mon apprentissage au prestigieux hôtel Martinez à Cannes. A première vue, cela
paraissait inaccessible, mais le directeur d’un restaurant
du même groupe, où j’avais travaillé et fait mes preuves, m’avait conseillé de tenter ma chance. Le cursus s’effectuait au rythme de deux jours de cours par semaines
et trois jours en entreprise. J’assistais l’assistante du directeur général et je côtoyais également les assistantes des directeurs d’exploitation et de restauration. Ce fut une expérience extrêmement riche, qui m’a confortée dans mon
objectif professionnel.
Un contrat saisonnier puis un CDI
J’ai obtenu mon BTS en 2005. A l’époque, le poste qui m’intéressait au Martinez n’était pas libre. Je suis donc partie six mois en Australie, afin de perfectionner mon anglais. J’avais déjà un bon niveau, grâce notamment aux trois heures de cours hebdomadaires en BTS. Mais je souhaitais me perfectionner à l’oral, afin d’être directement opérationnelle si une opportunité se présentait.
Lorsque je suis rentrée, j’ai travaillé pendant un mois au standard téléphonique du Martinez pendant le festival de Cannes. Ensuite, le poste d’assistante du directeur d’exploitation s’est libéré, et je l’ai occupé en contrat saisonnier jusqu’au 31 décembre 2006. Je suis en CDI depuis janvier 2007. Par rapport à d’autres camarades de ma promotion, je pense que j’ai aussi eu la chance d’avoir un excellent maître de stage qui m’a tout appris. »
GAËL LARMIGNAT, 24 ans, BTS Informatique de gestion (2002), ingénieur d’études à Micropole Univers. « J’ai obtenu mon BTS Informatique de gestion, spécialité «développeur d’application » en 2002 à Poitiers. J’avais choisi ce diplôme pour deux raisons : la durée courte des études et la qualité de l’enseignement. Avec le
recul, j’ai vraiment l’impression d’avoir appris tous les
fondamentaux qui m’ont permis d’être opérationnel par la suite. J’ai cumulé neuf semaines de stages durant mon cursus, que j’ai effectués dans une école de commerce et au CRDP, à chaque fois sur des postes en adéquation avec ma
spécialité. Après mon BTS, je suis resté quelques mois au chômage, le temps de trouver un emploi dans le domaine qui m’intéressait. Les opportunités n’étaient pas nombreuses en Poitou-Charentes. J’ai finalement trouvé un poste d’analyste-programmeur dans une collectivité locale à Limoges, avec un grade de technicien supérieur. La mobilité est un élément moteur pour réussir sa vie professionnelle et
j’avais postulé dans plusieurs régions. Je suis resté deux ans à Limoges et je me suis spécialisé dans la Business Intelligence, un domaine en pleine expansion. J’en ai fait l’axe de ma carrière. C’est ainsi que, finalement, par le biais de prestataires avec qui je travaillais, j’ai su que la SSII Micropole Univers cherchait ce genre de profil en région parisienne. J’ai candidaté et j’ai été embauché en mai 2006.
« Je côtoie des bac + 5 »
Je suis aujourd’hui ingénieur d’études, un poste dévolu en majorité aux élèves d’écoles d’ingénieurs. Mais mon diplôme et mon expérience professionnelle m’ont permis d’acquérir les compétences pour un tel poste où, de plus, le besoin
en main d’oeuvre est toujours prononcé. Je côtoie
énormément de bac + 5 mais l’ambiance est excellente.
L’entreprise met tout en oeuvre pour faciliter l’intégration
de ses nouveaux collaborateurs. Au final, j’estime que ma formation a été très positive. A aucun moment, mon diplôme n’a été un frein. Au contraire, il m’a donné les clés pour
savoir m’adapter à tous les milieux. Dans le milieu des
SSII, la priorité est de toute façon donnée à la compétence.
Pour ma part, je souhaite me spécialiser toujours
davantage en Business Intelligence. A terme, j’aimerais devenir chef de projet. »
VIRGINIE THOURET, 27 ans, BTS Tourisme (2003) assistante du service emploi de TNT Express France. « J’ai obtenu mon BTS Tourisme en 2003 à Paris. J’avais choisi cette
spécialité pour plusieurs aspects : le secteur touristique
m’attirait et ce BTS me permettait d’approfondir
l’apprentissage de deux langues vivantes, l’anglais et l’italien. Ce qui m’a plu dans ce cursus, c’est que nous sommes réellement sensibilisés au monde du travail. Nous devons effectuer 12 semaines de stages en deux ans : j’ai ainsi été en stage successivement dans un office de tourisme
dans le Jura, aux Salines royales du Doubs et chez un autocariste. Cette confrontation avec la réalité du monde du travail m’a surtout permis de comprendre ce qu’attend un
employeur : il faut savoir faire preuve d’organisation
et s’adapter à différents univers professionnels. Cela
complète le cursus plus « scolaire » du BTS. Ces
expériences font que je n’ai jamais eu peur de ne pas
trouver un emploi.
A ma sortie du BTS, la saison touristique avait déjà
commencé et je me suis tournée dans un premier temps vers l’ANPE et les agences d’intérim. J’ai été notamment agent de comptoir pour un loueur de véhicules et hôtesse d’accueil. Ces expériences s’étant bien déroulées, une agence d’intérim m’a contactée pour un poste de conseiller
clientèle sur un centre d’appels international chez TNT.
J’ai accepté cette offre, qui correspondait à ce que
j’avais envie de faire. Grâce à mon BTS et à plusieurs
séjours à l’étranger, j’avais le niveau requis en langue,
et mes différents stages m’ont permis d’être opérationnelle
immédiatement. Il s’agissait de répondre aux demandes des clients qui passent des commandes, de les conseiller et d’assurer le suivi des livraisons. Après deux mois d’intérim, j’ai été embauchée en CDI. Ensuite, j’ai pu saisir des opportunités internes. J’ai la chance d’être dans une entreprise qui laisse sa chance aux employés et qui
valorise les compétences réelles. J’ai répondu à une offre interne qui m’intéressait, celle d’assistante du service emploi. Depuis avril 2006, j’ai ainsi pu découvrir avec enthousiasme un nouveau métier. La rémunération y est motivante. Tout cela me permet d’envisager d’autres perspectives d’évolutions intéressantes pour la suite de ma carrière. »
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