Musique
Clownage, groupe étudiant, enregistre son premier album
«Le rock, ça s’écoute fort !»
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Flore Thomasset, 03 janvier 2006
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Révélé par ses concerts, Clownage franchira dans quelques mois le cap excitant du premier album, actuellement en cours de mixage. Composé de cinq musiciens, le groupe comprend deux guitares, une basse, une batterie et un synthé. Encore étudiants (en biologie, œnologie, commerce, droit et musique), les membres ont cependant la volonté de faire leur vie dans la musique, de sortir des sentiers battus. Le nom du groupe joue d'ailleurs sur l’image « d’un monde de clones, tous attirés par les même choses, explique Jérôme, le chanteur. Cette idée nous a frappés par son côté tragique et burlesque, d'où le clown qui s’est imposé comme une sorte de symbole esthétique ». Attendu en mars, le premier album comptera douze chansons, enregistrées pendant six mois : « Nous avons eu la chance de trouver des gens qui croyaient en nous et qui ont coproduit le disque. Nous avons pu passer plus de temps en studio avec nos deux ingénieurs du son ».
Les chansons sont le fruit d’un dialogue entre les musiciens : « Savoir écouter est une des clés de la réussite du groupe, chacun doit s’adapter aux idées des autres ». Les bases sont jetées par les guitaristes, Jérôme et Bertrand, puis « chacun vient se greffer, nous faisons évoluer les chansons ensemble ». Principalement amateurs de rock anglo-saxon, Clownage se coule dans la tradition d’un rock tout en finesse mais néanmoins explosif : « Nous ne nous fixons pas de limites. Ce qui nous plaît avant tout c’est de jouer ensemble ». De Nirvana aux Smashing Pumpkins en passant par Radiohead, ils ont été influencés par le rock américain du début des années 1990. « Notre musique doit pouvoir se ranger dans la catégorie rock alternatif », conclut Jérôme.
« Ce n’est pas une démarche du texte vers la musique, comme le font les artistes de la chanson française, poursuivent-ils. Dans le rock, le texte est secondaire, il est au service de la musique. Les paroles sont en grande partie dictées par l’émotion qui se dégage de la musique même ». Mais c’est surtout sur scène, avec une cinquantaine de concerts donnés ces deux dernières années, que le groupe exprime avec passion ses textes sombres. « La difficulté n’est pas forcément de faire des concerts mais d’avoir accès aux grandes salles. Le rock, après tout, ça s’écoute fort, sourit Julian. Il y a beaucoup de groupes en France qui font de la bonne musique mais qui restent underground parce qu’ils n’ont pas accès aux médias ».
www.clownage.fr
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Les guitares ont le vent en poupe, fans de rock, profitez-en ! Les salles de concerts vous accueilleront pour de nombreuses découvertes. Jusqu’au mois d’avril, le Gibus, à Paris, reçoit le festival international Emergenza, concours de rock en plusieurs « rounds » au cours duquel le public juge les prestations à main levée. Pour un rock plus soft, rendez-vous au Gambetta, à Paris, où le groupe Karamazov s’installera les 15 et 18 janvier pour des concerts acoustiques.
Le Gibus, 18 rue du faubourg du Temple, 75011 Paris ou www.emergenza.net
Le Gambetta, 104 rue de Bagnolet, 75020 Paris.
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