Vous êtes ici : Emploi - Premier emploi
Rechercher :
Accueil FIGARO Etudiant
 
 

Réagir dans le Forum

- Vous êtes en accord avec ce texte ou en profond désaccord. Faites entendre votre voix

..........................

Premier emploi
Les big four... et les autres recherchent des bac + 5 motivés, travailleurs et ambitieux
Audit : des jobs exigeants

...................................................
Stéphanie Barioz, 09 février 2006
...................................................

Les grands cabinets d’audit recrutent des bac + 5 par centaines. Bien sûr, la sélection est sévère et le métier pour le moins exigeant.

Vous aimez faire parler les chiffres ? La finance et la comptabilité ? Vous souhaitez travailler en équipe ? Mais vous êtes autonome, aussi ? Et rigoureux, vif, curieux ? Vous disposez de grandes capacités d’adaptation ? D’un bon relationnel ? Vous ne comptez pas vos heures de travail ? N’en jetez plus. Choisissez l’audit. La croissance retrouvée et un fort turn-over permettent aux cabinets de recruter massivement des bac + 5. Les Big Four (PriceWaterHouseCoopers, KPMG, Deloitte, Ernst & Young) prévoient d’embaucher des centaines de juniors, principalement de jeunes ingénieurs, des diplômés des grandes écoles de commerce et des universitaires. Ils ont aussi besoin de juristes, d’experts-comptables, d’analystes financiers, d’actuaires...

Les stagiaires, un vivier
Réputé particulièrement exigeant, le métier d’auditeur a son lot de postulants. « Sur les 20 000 candidatures que nous recevons par an, nous retenons 3 000 CV pour un premier entretien », annonce Véronique Staat, associée et DRH Audit France chez Deloitte. Les recrutements se font principalement pour la rentrée de septembre et celle de janvier. Mais les flux sont tels que les procédures de sélection se déroulent quasiment toute l’année. Les stagiaires constituent pour les cabinets un véritable vivier. « Nous avons l’espoir qu’ils aimeront ce qu’ils font et nous rejoindront ensuite, reconnaît Guillaume Fontaine, associé et responsable du recrutement à l'audit chez Ernst & Young. Nous ambitionnons un taux de retour de 50%… ». Pour autant, ne pas avoir fait de stage dans l’audit durant ses études n’est pas déclassant. Les procédures de sélection pour les CDI sont similaires dans tous les grands cabinets : test d’anglais suivi de trois entretiens. Pour ne rien laisser au hasard, les cabinets, qui aiment affirmer leurs différences (histoire, valeurs, spécialisations, GRH…), se présentent au candidat. « Nous l’invitons à venir passer une demi-journée avec nous et avec une personne ayant une année d’expérience dans le groupe, qui lui sert de mentor », explique Sylvie Bernard-Curie, DRH de KPMG audit.

Une fois recrutés, les juniors reçoivent une première formation de trois semaines, en moyenne, avec notamment un séminaire dans un lieu paradisiaque, histoire de revenir soudés comme une promotion de grande école. « Nous faisons tout ce qu’il faut pour garantir la convivialité et la solidarité entre les personnes », explique un responsable du recrutement. Sauf qu’aux grosses promotions effrayantes des Big, on peut préférer un petit cabinet, plus convivial. Les salaires sont ceux du marché. A l’embauche (entre 28 à 40 Keuros bruts annuels), ils dépendent du diplôme.

Des ouvertures à l’international
La carrière d’un auditeur grimpe facilement en flèche. Lorsque tout se passe bien, l’assistant débutant (ou auditeur junior) passe assistant confirmé puis senior puis superviseur puis manager puis senior manager puis directeur puis associé, une douzaine d’années plus tard. En réalité, le nombre de juniors qui accède au rang d’associé n’est pas si élevé car le turn-over est très important. Lassés, fatigués et/ou hyper-satisfaits de l’excellente formation qu’est l’audit, les jeunes auditeurs bifurquent vers la banque, la finance d’entreprise, le contrôle de gestion, l’audit interne… Pourtant les cabinets proposent de bonnes raisons de rester. « A la fin de la cinquième année, les écarts de salaires ne sont plus liés qu’à la performance et non au diplôme », souligne Aline Motte, responsable du recrutement chez Mazars. Chez KPMG Audit, le rattrapage-école est rapide et systématique aussi. Dès la troisième année, tous les seniors ont le même salaire fixe, la part variable étant liée à la performance. Les cabinets répondent également à l’envie d’international de leurs cadres. « Nous avons de plus en plus besoin d’envoyer des auditeurs parisiens à l’étranger pour diffuser nos savoirs et savoir-faire en Europe et sur les autres continent », note Aline Motte. Il est enfin possible d’évoluer sur d’autres métiers, comme le risk management, le conseil, l’analyse financière… Donc l’audit, ça vous dit ?

ADRESSES
www.pwcrecrut.com
www.ey.com
www.kpmg.fr
www.deloitte.fr
www.mazars.fr.

LE CONSEIL AUSSI
D’ici la fin de son année fiscale, en août 2006, le groupe Accenture envisage de recruter 500 jeunes diplômés (60 % d’ingénieurs, 40 % d’écoles de commerce et d’universitaires bac + 5) sur des postes de consultants, ainsi que 300 bac + 2 à bac + 4 en informatique de gestion pour des postes d’informaticiens. Les juniors seront amenés à travailler dans toute la France, voire à l’étranger, sur des projets internationaux. Le salaire à l’embauche (de 32 à 40 Keuros bruts annuels) dépend du diplôme.
www.pourquoipasvous.accenture.fr

TÉMOIGNAGE
Caroline souhaitait faire de l’audit. Avec un DESS bancaire et trois ans d’expérience professionnelle, devant la morosité du marché de l’emploi, en 2003, elle décidait de reprendre des études. Diplômée du MS Audit et conseil de l’ESCP-EAP en 2004, elle est rapidement embauchée chez BDO comme assistant junior. « Le MS m’a ouvert toutes les portes qui auparavant étaient fermées, constate-t-elle avant de poursuivre. L’auditeur doit s’adapter sans cesse au changement et travailler rapidement. Sa mission est d’analyser et de contrôler les comptes annuels des sociétés, explique-t-elle. En fin d’année, il vérifie si ce qui est inscrit dans les comptes clôturés existe, est exact et correctement valorisé. En milieu d’année, il se penche sur le fonctionnement de l’entreprise. Par exemple, il contrôle le processus de facturation » Désormais assistante confirmée, Caroline est amenée à travailler en région parisienne comme en province. Parce qu’elle intervient sur des structures de taille moyenne, elle change en général de société toutes les semaines. « L’auditeur voit beaucoup de choses en peu de temps. C’est un métier très formateur en termes d’organisation et enrichissant de par la diversité des problématiques et des interlocuteurs rencontrés. » Bien entendu, Caroline ne compte pas ses heures.

Réagir dans le Forum

- Vous êtes en accord avec ce texte ou en profond désaccord. Faites entendre votre voix

..........................

Liens Sponsorisés