Premier emploi
Le développement des groupes bancaires favorise des embauches nombreuses et stables
Les études courtes ont la cote
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Stéphanie Barioz, 13 février 2006
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Les banques proposent des centaines de postes de conseillers de clientèle en agence à des BTS et DUT commerciaux et à des licences professionnelles. Avec des perspectives d’évolution réelles au sein des groupes.
Bac + 2, rendez-vous au Stade de France ! Pas pour un match mais pour un job. Un boulot sérieux, avec un vrai salaire, des horaires réguliers et des possibilités d’évolution. Pour la quatrième fois, en septembre prochain, la Société générale recrutera des jeunes diplômés dans l’arène. « Les Rencontres emploi au Stade de France sont devenues un véritable rendez-vous, présente Caroline Balland, responsable Communication-recrutement à la Société générale. Nous réunissons, sur deux jours, deux fois 150 jeunes bac + 2, sélectionnés sur dossier. Nous leur présentons nos métiers, ils passent des tests de personnalité puis un entretien individuel. A la fin de chaque journée, chacun sait si la procédure de recrutement se poursuivra pour lui ou non. »
Des embauches par centaines
Les banques continuent de recruter massivement, par centaines voire millier, des bac + 2 ou 3. Selon une enquête de l’AFB, l’Association française des banques (qui réunit les banques commerciales et le groupe Banque Populaire), en 2004, le taux d’embauche* s’élevait à 10 %. Et la moitié des recrutements s’effectuait à bac + 2 ou 3. « Nous recrutons de plus en plus de bac + 3 car, avec le LMD, les jeunes préfèrent poursuivre leurs études, constate Anne Rayon, responsable du recrutement et de l’alternance au Crédit lyonnais. Pour des postes de techniciens commerciaux (les bac + 2 ne sont pas cadres), les banques recherchent des commerciaux, soit titulaires d’un BTS Banque, MUC (Management des unités commerciales) ou NRC (Négociation et relation client) voire Assistant de gestion PME-PMI, d’un DUT Techniques de commercialisation ou d’une licence professionnelle. « Nous ne sommes pas fermés à un diplôme. Le titulaire d’un BTS Tourisme parlant très bien anglais et ouvert à l’international peut nous intéresser pour un métier de back-office, » précise Bénédicte Monneron, responsable du recrutement au groupe BNP-Paribas.
Les stratégies de recrutement s’élaborent au niveau national ou dans les grandes entités régionales. Les procédures de sélection varient peu : tests de logique, d’aptitude et de personnalité suivis d’un, deux voire trois entretiens. Les postes proposés sont en majorité des postes de conseillers de clientèle, chargés de la gestion et du développement d’un portefeuille de particuliers, en agence. Le débutant peut même commencer comme conseiller d’accueil : il reçoit les clients sans rendez-vous, gère les opérations courantes voire commercialise quelques produits. Les banques recrutent aussi pour leurs plates-formes ou plateaux téléphoniques voire multimédia, où les conseillers reçoivent les appels clients. « Ils prennent en charge les appels, relaient une campagne nationale ou toute opération de marketing, informent sur de nouveaux produits… », explique Raymonde Hébras, directrice de l’emploi du groupe Caisse d’épargne. Elles embauchent encore pour leurs filiales assurances ou crédit.
Des évolutions cadrées
Les possibilités de progression sont cadrées. Le conseiller de clientèle Particuliers peut évoluer vers les marchés professionnels (artisans, commerçants, professions libérales). Ensuite, il peut devenir chargé d’affaires entreprise. Il peut enfin prendre la responsabilité d’une agence. « Les prises de fonctions d’encadrement sont très progressives, c’est tout l’intérêt du secteur », note Raymonde Hébras. « Après cinq ans chez nous, 60 % des bac + 2 sont arrivés sur des postes pour lesquels nous recrutons également des bac + 4/5, assure Bénédicte Monneron. La condition : être mobile géographiquement. » En revanche, les postes au siège (marketing, RH, logistique, middle ou back office…) sont rares et ils ne conviennent pas spécialement à des profils commerciaux.
Bien entendu, l’image du conseiller financier tranquille a vécu. Comme tout commercial, il a des objectifs à réaliser. C’est pourquoi sa rémunération se décompose en une partie fixe et en une partie variable. Côté salaire, les banques restent très discrètes. « Les rémunérations à l’entrée dans le métier sont celles du marché », disent-elles. 19 000 euros bruts annuels (partie fixe) pour un conseiller d’accueil au Crédit lyonnais... Le salaire peut aussi dépendre des régions et des agences. Comme partout ailleurs, avec le temps, l’expérience prime. Et l’ascension professionnelle dépend des performances commerciales.
* nombre d’embauche/effectifs
www.socgen.com
www.creditlyonnais.com
www.recrutement.bnpparibas.com
www.caisse-epargne.fr
www.fbf.fr
www.cfa-banques.com
www.cfpb.fr
www.afb.fr
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