Sport
A la découverte du jorkyball
Foot pour gentlemen
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Maïté Sélignan , 19 mai 2004
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Marre des terrains boueux ? Le jorkyball arrive à la rescousse ! Inventé en 1987, le jorkyball, ce football en salle qui s'apparente au squash, a déjà séduit plus de 150 000 personnes en France. «C'est du squash mais qui se joue avec les pieds», explique Raphaël Carvalhosa, 21 ans, étudiant en LEA à l'université de Cergy. Sur un terrain de dix mètres sur cinq, deux équipes de deux joueurs s'affrontent pour marquer un but. Le ballon est plus petit qu'au football, le sol est en gazon synthétique. Autre caractéristique majeure : les murs qui entourent le terrain et le filet qui le surplombe empêchent la balle de sortir du périmètre et lui font prendre des trajectoires inattendues. Au final, le jorkyball peut être aussi technique qu'une partie de billard. Il faut connaître les angles, deviner la courbe que va prendre le ballon en rebondissant et savoir le renvoyer vers le but adverse.
Malgré tout, le jorky reste accessible aux débutants. «Il s'avère plus facile que le squash, assure Emmanuel Poigneau, propriétaire du club de Franconville. Les joueurs n'ont pas besoin de savoir tenir une raquette, ni de s'arrêter à chaque fois qu'ils perdent une balle. Au jorky, le ballon ne sort jamais : même les «pieds carrés» peuvent jouer.» Emmanuel accueille de jeunes enfants de 6 ans comme des joueurs de 65 ans. Mais le jorkyball de compétition reste très physique : «C'est très «cardio», rappelle Raphaël. Il faut être endurant, ce ne sont pas du tout les mêmes efforts qu'au foot.»
Pratiquer le jorkyball reste financièrement accessible : à Franconville, le terrain est loué aux étudiants 26 euros de l'heure, à diviser entre les quatre joueurs. Pour faire partie du club, il faut compter 200 euros pour quatre heures d'entraînement par semaine. Du coup, les jorkystes ont généralement entre 20 et 35 ans et viennent de tous horizons. Beaucoup sont d'anciens footeux, tous arrivés au jorky pour les mêmes raisons : ici, les mauvaises manières restent au vestiaire. «L'ambiance est bien meilleure que dans mon ancien club de foot, explique Tommy, 19 ans, en DUT de Gestion des entreprises et des administrations à Paris-XIII. Finies, les bagarres à chaque match !» Même sentiment pour Emmanuel : «Je suis un saturé du foot. Je ne supporte plus la mentalité des joueurs et l'esprit qui règne sur les terrains.»
Les différences de comportements s'expliquent facilement. Au jorkyball, aucun contact n'est autorisé : ni tacle, ni tirage de maillot, ni «comédie» possible. Raphaël confirme : «Le jorkyball est un sport «fair play» : pas de mauvais coups comme au foot, pas de crampons, pas d'attaques par l'arrière. Nous sommes là pour nous faire plaisir.»
Pas de contacts, donc moins de blessures. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les filles préfèrent le jorkyball au foot. «Ici les filles ne représentent que 5% de notre club, mais c'est de toute façon plus qu'au foot», rappelle Emmanuel.
www.fsjb.net Fédération : 05.59.63.40.66. Jorkyball parisien : 01.34.44.04.34.
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