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Howard Butten, le clown-psychologue-écrivain, à voir au moins une fois dans sa vie. (DR.)<BR/>
 

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Théâtre
«Les Grelots du fou» et «Tout Buffo»
Folie douce

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Maïté Sélignan , 01 février 2005
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Tout Buffo.Qui peut faire rire aujourd'hui avec un numéro de ventriloque, un verre plein d'eau qui surgit d'une poche de pantalon, des doigts qui disparaissent et réapparaissent sous un torchon ou une trompette qui semble ne pas vouloir jouer ? Buffo ! Cela fait maintenant trente ans qu'il fait salle comble avec ses facéties d'un autre temps. Et pas forcément grâce aux enfants. Dans le public, toutes les générations sont représentées. Car Buffo est un clown triste, à la mélancolie empreinte de sensibilité, qui peut dire «Je souffre» sans un mot, sans un geste, simplement grâce à une expression qui transparaît derrière le maquillage blanc. Howard Butten, le clown-psychologue-écrivain(Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué, c'est lui), a réuni ici les «sketches oubliés», ceux qu'il a eu envie, après trente ans de carrière, de faire redécouvrir. A voir au moins une fois dans sa vie.

Tout Buffo, de et par Howard Buten. En raison du succès rencontré par le spectacle TOUT BUFFO, il sera prolongé en salle Renaud-Barrault. Du 5 au 27 avril 2005 à 18 H 30. Au Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, Paris VIIIe. M° Franklin Roosevelt. Tarifs : 8,5€ à 20 €.

Les Grelots du fou.Ah, le tempérament sicilien ! Pirandello signe ici une comédie douce-amère sur un thème tout méditerranéen : la vengeance. Béatrice, maladivement jalouse, est persuadée que son mari la trompe avec la femme de son intendant. Et toutes les preuves du contraire que son entourage pourra lui fournir ne lui suffiront pas. Une pièce tristement célèbre pour avoir été une prémonition de la vie de Pirandello, qui a dû faire interner sa femme, jalouse à la folie, quelques années après l'écriture de la pièce. La Béatrice de Claude Stratz est grave et retenue, pas hystérique, pas grotesque, d'où le plus grand sentiment d'effroi lors de sa confrontation avec l'autre cocu, l'employé de son mari, à la fois digne et terrible. Et pourtant ces deux-là sont drôles, irrésistibles même, malgré un décor pesant et une mise en scène un peu statique.

Les Grelots du fou,de Luigi Pirandello (texte publié àL'Avant-Scène théâtre, n° 1 177), mise en scène de Claude Stratz, avec Muriel Mayette, Alain Pralon, Christian Cloarec... Jusqu'au 26 février, le mardi à 19 heures, du mercredi au samedi à 20 heures, dimanche à 16 heures au Théâtre du Vieux-Colombier, 21, rue du Vieux-Colombier, Paris VIe. M° Saint-Sulpice. Tarifs : de 10à 27€. Rens. : 01.44.39.87.00.

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